L’incompétence du coach sportif détruira notre profession !
16 jan
Si je vous disais que la réussite n’est pas une question de physique !
Parce que je ne soulève pas 150 kg au développé couché, parce que je ne fais pas 50 cm de tour de bras, parce que je ne me gave pas de protéines toutes les 3 heures, parce que je ne me prends pas en photo toutes les 5 minutes…
…voilà pourquoi j’ai de la réussite aujourd’hui en tant que coach sportif !
Oui, cette introduction est provocatrice et c’est vraiment l’objectif recherché. Oui, je pousse un grand coup de gueule car j’en ai marre de voir cette profession bafouée par tant d’incompétences et un manque de professionnalisme. Alors oui, il est facile de critiquer l’ensemble de la profession et faire des généralités mais je suis persuadé que les plus compétents comprendront ce que je veux dire et heureusement, il y en a…
Cette réflexion n’est pas arrivée subitement car j’ai mal dormi hier. Non ! C’est le constat que je fais depuis plus de 10 ans. Les nombreuses personnes que je côtoie sont unanimes : notre métier est un véritable fourre-tout, mélangeant de vrais professionnels avec de véritables charlatans. Je ne pense pas avoir la science infuse mais je pense avoir suffisamment de recul pour faire une auto-critique de mon métier et des dérives qu’il engendre.
Si vous me suivez régulièrement et que vous appliquez ce que j’enseigne sur ce blog, je sais pertinemment que ce message ne s’adresse pas à vous. Mon blog est aussi un moyen d’expression personnelle et il était temps que je puisse mettre des mots sur ce que je ressens.
Comment arriver à de telles conclusions ? Je me base sur 2 choses :
- L’une nous vient directement de la bouche de nos clients.
- L’autre est le reflet de notre profession et de la crédibilité que nous dégageons face au « grand public ».
Que nous disent nos clients ?
Il suffit pour s’en rendre compte de poser ces différentes questions :
- Que pensez-vous d’un coach sportif ?
- Comment l’imaginez-vous ?
- Quelle est l’image que vous vous en faites ?
N’hésitez pas à tester, vous allez être surpris du résultat… Ne posez pas ces questions à vos amis car ils correspondent au 5 % de la population mais au contraire, prenez des personnes que vous ne connaissez pas. Regardez et notez leurs réactions. Vous verrez, c’est très formateur !
De nombreuses personnes avec qui j’ai conversé m’ont répondu les choses suivantes :
- Personne inaccessible et trop imbu de sa personne.
- Personne qui se la « pète » ! (j’ai laissé la phrase telle quelle car elle m’a marqué).
- Personne n’ayant aucune connaissance de l’autre, aucune empathie.
- Profession très floue, beaucoup de charlatans.
De l’autre côté de la barrière, nous avons le coach sportif ou le futur coach campé sur ses certitudes et son piédestal :
- Ce métier est génial et facile, on va faire du sport à longueur de journée.
- Je vais gagner 10 000 € par mois en vendant mes séances 100, 150 ou 200 € de l’heure.
- Je vais pouvoir me faire un tas de filles très canons et ainsi pouvoir épater mes potes… (Cette affirmation est davantage masculine, je vous l’accorde !)
Bref… On vous a complètement menti sur la marchandise !
Dans la vraie vie, cela ne fonctionne pas comme çà et heureusement !
Si je devais vous donner un conseil pour avoir de la réussite en tant que coach sportif, ce serait celui-là : Soyez, avant tout, ouvert et n’ayez pas peur de prendre des risques en exploitant des sentiers non exploités !
C’est ce que j’ai fait par exemple en créant ce blog et en me différenciant de tout ce qui pouvait se faire dans les formations en coaching sportif. L’ouverture est la meilleure chose qui puisse vous arriver, je vous le garantis !
Les fausses solutions sont, aujourd’hui, monnaies courantes : connaissances en physiologie et en anatomie très limitées, notions élémentaires en marketing et en business quasi inexistante, aspect relationnel parfois contradictoire… Autant dire que la chute est proche !
Non, je ne suis pas là pour vous mettre en garde où vous dire que notre métier est voué à disparaître, j’écris simplement ces quelques lignes pour signaler qu’il est temps de se poser les bonnes questions si nous voulons avoir plus de crédibilité et de notoriété auprès du « grand public ».
L’une des meilleures décisions que j’ai prise dans ma vie professionnelle a été de me concentrer sur le BONHEUR des personnes avec qui je voulais travailler car je savais pertinemment, à un moment où un autre, que cela porterait ses fruits !
Vous devez surement avoir votre propre point de vue par rapport ces quelques phrases. J’attends une seule chose de vous… voyez clair avec vous même ! Se poser la question, c’est déjà avoir un petit bout de la réponse… et je l’attends en dessous de cet article !
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Le problème, c’est que c’est « de l’argent facile » pour beaucoup de personnes. J’en ai vu aussi des coachs personnels qui détruisaient leurs élèves. Mais, ils avaient la « tchatche » et les élèves gobaient toutes leurs paroles…A côté de cela, il y a des supers coachs qui n’ont pas énormement d’élèves.
Je ne suis pas très vieille dans la profession mais j’ai la chance de travailler avec des personnes d’experience et qui m’apportent beaucoup.
Le fait est, qu’effectivement beaucoup de personnes non qualifiées, se présentant comme coachs sportifs et n’ayant aucune connaissance, fragilisent notre profession. Et encore plus ici en Suisse. Il est après difficile de gagner la confiance des clients. Et effectivement la response a tes trois questions n’est pas glorieuse pour nous..
Nous tablons dans notre studio de Personal Training sur la relation avec nos clients. Rien de plus beau et de plus encourageant de voir les clients repartir avec une banane jusqu’aux oreilles ! et pas détruits :-)
Merci pour ton blog et ce qu’il nous apporte. Bonne continuation !
Pour ma part, j’ai envie de remettre aussi en cause la formation Française.
Il y a de très bon formateurs, et bonnes écoles, mais je trouve qu’il y a aussi beaucoup de formation incomplètes ou faites par des formateurs qui n’ont pas de réelle expertise.
Je trouve ça dommage que par exemple au BE, qu’on ai pas insisté davantage sur le côté coaching privé.
Du coup, les coach qui se mettent à leur compte avec seule cette formation , pensent avoir le niveau alors que pas du tout.
Il y a une seule chose qui me géne, de cet article: le titre.
Car, les propos de son auteur, toujours vif et enthousiaste de ce qu’il fait, pourraient trouver un sens, un fil conducteur..
Mais le titre, non. Il n’est pas qualifiant pour un métier qui souffre dejà d’une legitimité incertaine.
Je dirai seulement ceci. Aujourdhui, il y a de la concurrence dans tous les domaines.
Et le consommateur est de moins en moins dupe. A lui, donc, de juger, sur pièces, et sur place, de la valeur des prestations.
Un bon coach ne se préoccupe pas de ce que font ou ne font pas les autres, s’ils ont un diplôme,telle formation ou rien du tout.
Un bon coach travaille, dans la discretion, il n’à pas de temps pour se regarder autour, et il doit continuer à se former, parallelement à son activité.
Et les clients viennent, l’un aprés l’autre, non pas par la pub ou les articles sur internet, mais par le « bouche à oreille ».
Aprés, on peut aussi ne pas etre d’accord avec moi…
Le problème n’est pas le coach mais ceux qui les dirigent. Ils n’innovent plus. Les clients changent, le monde changent, et le fitness non.
L’article est vraiment bien. et il a le mérite de s’interroger sur les qualités que l’on doit identifier au moment du recrutement. Et ces qualités ne sont pas uniquement sportives et techniques.
merci à toi andy de tout ce boulot.
biz à toi.
jeanphi
Super intéressant comme article!!!
J’apprends, j’apprends et j’apprends encore grâce à ce blog!
Merci…
travaillant ds un autre domaine mais aussi très concurrentiel, je voudrais partager certaines expériences :
- l’ouverture vers l’extérieur, le benchmark est un vrai levier de progression, le tout étant d’en tirer le meilleur pour soi même. Le monde du coaching sportif, vu de l’extérieur me semble assez cloisonné, individualiste (chacun pour soi) alors que pouvoir échanger, partager des expériences en développant des initiatives comme celle du blog d’Andy, peut permettre de gagner du temps, d’être plus efficace. On réfléchit tjrs mieux à plusieurs que tout seul.
- les clients sont de moins en moins dupes, oui, et ils sont au coeur du sujet mais ils sont aussi plus ‘facilement’ marqués par ce qu’ils jugent ‘défaillant’ plutôt que parce qu’ils apprécient vraiment et qu’ils peuvent estimer comme normal. Il suffit de qques expériences malheureuses pour généraliser.
- la concurrence à tout prix n’est pas forcément gage d’amélioration pour le client et peut se traduire si on n’y prend pas garde par un nivellement par le bas. Face à cela, il y a tjrs une demande pour un service de qualité qu’il faut pouvoir définir, promouvoir, garantir et au final valoriser. Là aussi, l’union peut faire la force et c’est à la communauté des coachs d’avoir la volonté de s’en charger. Le bouche à oreille fonctionne bien mais il pourrait être encore plus efficace avec plus de transparence sur la qualité des services proposés via qque chose comme une certification qui soit une garantie.
En tant que cliente, je ne suis pas au fait des sciences du sport et j’évalue avant tt une prestation, en fonction du plaisir que j’en retire : et là le coach doit savoir ( ou vouloir) s’adapter aux attentes, des résultats, des progrès que j’obtiens, du ‘plus’ qui fait la différence avec les autres prestations du marché.
En tous cas, bonne réussite à vous !!
@farid
Le problème c’est que les formations BPJEPS (anciennement BE) sont des formations plus axées sur le marketing et la fidélisation du client.
Je ne dis pas que ce sont des domaines inutiles, au contraire, mais une formation de professeur de gym digne de ce nom doit être une formation principalement sportive et pas une pâle copie d’un diplôme de commerce.
On se retrouve donc avec des soi-disant coach qui ne savent même pas expliquer comment bien réaliser tel ou tel mouvement (par méconnaissance anatomique et physio) ou comment réaliser un vrai programme d’exercices adaptés au client. Tout ce qu’ils savent faire c’est vendre des abonnements, séduire le client pour l’obliger indirectement à rester dans le club etc…bref, ce ne sont plus des coach mais des commerciaux.
Et comble de cela, ces formations BPJEPS coutent la peau des fesses parce que le diplôme est probablement tissé avec des fils en or massif (au moins 7000 euros l’année dans n’importe quel CREPS).