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Standardiser la personnalisation ou comment gagner du temps !

Standardiser la personnalisation ou comment gagner du temps !

Arnaud Ponchelet qui intervient régulièrement sur mon blog va nous parler aujourd’hui de gestion du temps et surtout comment il est facile de pouvoir standardiser son contenu d’entraînement.

Standardiser la personnalisation ou comment gagner du temps !

Nous sommes tous confrontés dans notre activité de personal training à la gestion du temps. Nous vendons notre expertise et notre temps. Il faut donc être à l’affut de tout ce qui peut nous permettre de gagner du temps. Le syllogisme est parfait (le temps c’est de l’argent, je mets en place des procédures pour gagner du temps, donc des procédures de travail me permettent de gagner de l’argent. CQFD).

Entre la prospection commerciale, la recherche de nouveaux clients, la tenue d’une comptabilité, les transports si vous faites du ‘home training’ ou de ‘l’outdoor training’, l’augmentation de votre visibilité si vous tenez un blog ou un site internet, la recherche de partenariats… nous pouvons vite être dépassé et faire 60 heures par semaine ou même plus.

A ce moment là votre agenda est complet et votre rentabilité diminue. En effet, on pourrait définir la rentabilité comme votre chiffre d’affaire divisé (on devrait même parler de votre bénéfice, qui correspond à ce qu’il vous reste une fois toutes vos charges déduites) par le nombre d’heures travaillées par semaine. Si je fais 3 000 euros de chiffre d’affaire par mois, mais que je travaille 230 heures, cela représente toujours moins que si je fais 3 000 euros de CA et que je ne travaille que 135 heures.

Dans cet article, je vais donc parler de ce que j’utilise pour gagner du temps dans la préparation de mes séances. Ce premier article correspond au modèle que j’utilise pour les préparations des séances à dominante renforcement musculaire.

Modèle pour mes séances

1. Warm Up

La plupart de mes séances sont faites de la même manière. Je commence par un échauffement (Mr De Lapalisse n’aurait pas dit mieux !). Pour cela, j’utilise souvent la structure de ‘l’échauffement Russe’ en conservant ‘l’esprit’ de la structure de cet échauffement.

1. Etape de vascularisation avec des exercices en concentriques. Cela correspond par exemple à des squats au poids de corps, des leg curls au Swiss ball… Par exemple, on peut faire « pomper » le muscle en suivant les 45 premières secondes de cette vidéo. On relâche entre chaque contraction pour faire jouer son rôle de pompe au muscle.

2. Etape de vascularisation avec sollicitation musculaire spécifique pour préparer aux modes de contraction qui vont suivre. On peut citer le burgerner warm-up ou une variante avec une barre à vide plus légère qu’une barre olympique et des mouvements moins complexes pour des clients.

3. Exploration de l’amplitude articulaire. Avec des clients bien entrainés, squat to stand, marche du ver de terre ou inch worms…

Cette première étape prend 5 à 8 minutes pour une séance d’une heure. Il faut juste garder à l’esprit que c’est la structure qu’on doit respecter, pas le contenu.

2. Travail technique (skill)

Je fais un travail sur une compétence technique d’un mouvement que je vais retrouver après dans mon circuit training. On appelle cela du ‘skill‘.  Par exemple, on va passer du temps sur l’apprentissage d’une fente pliométrique, un kettlebell swing, un thruster. On travaille la  technique des exercices qui viendront plus tard dans la séance, comme cela, même avec la fatigue mon client aura déjà acquis les bases techniques des exercices, ce qui est un gage de sécurité.

Pour moi, c’est très important que les clients apprennent quelque chose lors des séances. C’est ça qui rends l’activité physique et le sport ludique. Cela fait 16 ans que je pratique le ski freeride, et tous les ans j’apprends quelque chose. C’est en plus un élément de nouveauté et de motivation, chaque séance est différente. On retrouve le côté sympa du sport, où on apprend réellement quelque chose. C’est pour cela que l’entrainement fonctionnel est top, c’est parce que les exercices sont plus complexes. On fait bien plus que du fitness, on fait du sport !

3. La force 

Ensuite, on a un exercice de force sur un mouvement. Je fais souvent des exercices sous forme de circuit training par la suite. Le gros défaut des circuits concerne le fait que cela développe peu la force. C’est donc toujours intéressant de placer un format de force en début de séance quand le client n’est pas fatigué.

On peut faire un 5*5,  une pyramide descendante, un 5*3… Comme les récupérations sont longues, je meuble ces temps morts pour faire soit du core training ou soit des exercices de proprioception. Si je fais un 5*5 sur du squat, pendant la récupération on en profite pour faire des petits jeux d’équilibre sur des coussins de proprioception, BOSU,  Swiss Ball, Core Board, ou des exercices de gainage divers.  L’entrainement en force donne d’excellents résultats en perte de poids, surtout chez les femmes. Par contre, il est évident qu’on ne fait pas faire ce genre d’entrainement sur une première séance avec un client complètement déconditionné ou avec un client qui a une pathologie !

4. Le circuit training

J’utilise une dizaine de formats différents. Vous pourrez trouver des exemples iciLes circuits trainings donnent de supers résultats pour une modification de la composition corporelle. Une étude datant de 1982 a comparé les effets de 2 types de circuits training. L’un des protocoles consistait à réaliser 30 secondes d’exercice avec charge additionnelle à 40% du 1 RM avec 30 secondes d’entrainement cardio à intensité modérée. Ce protocole a permis une augmentation de 18% du Vo2max avec une réduction de la graisse corporelle.  Plutôt intéressant non ? Comme j’ai en tête différents formats d’entrainements, je n’ai qu’à changer les exercices pour proposer une nouveauté. Vous pouvez vous aussi créer des formats d’entrainements, le plus important est juste de s’en rappeler.

 5. La prophylaxie

En général, je fais attention à maintenir un équilibre des différentes chaines musculaires, ou je tiens compte du profil du client. S’il a une cyphose prononcée, je vais lui proposer des exercices correctifs de renforcement de cette zone.

 6. Le cash out

Parfois je fais ce qu’on appelle un ‘cash out’, c’est-à-dire un dernier petit challenge avec la fin de la séance. Par exemple cela peut être de tenir en équilibre à genou sur un Swiss Ball, tenir 2 minutes en gainage… C’est tout bête, mais cela permet de finir l’entrainement sur une note émotionnelle et le client repart avec une estime de soi gonflée à bloc.

7. Retour au calme, débriefing de la séance

Comme vous pouvez le lire, je n’ai pas inventé la poudre. Par contre, comme j’ai en permanence un modèle de séance, je n’ai plus qu’à adapter le contenu par rapport  au client, et la structure reste la même. En quelque sorte, j’ai des cases que je n’ai plus qu’à remplir. Il faut se donner un schéma général, avoir un canevas global en tête, le reste consistera juste à personnaliser le contenu, mais pas la structure.

Ce modèle marche bien pour des séances de perte de poids ou de conditionnement physique général. C’est sur que si vous avez un produit plutôt orienté sur le mal de dos, il ne conviendra pas forcément. Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance des modèles d’entrainement, qui nous font gagner du temps, qui donnent des résultats, qui motivent vos clients pour une fidélisation au top.  C’est une première étape vers la standardisation de votre service, gage d’une meilleure rentabilité.

Et vous, avez-vous des modèles d’entrainements spécifiques ?






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